The Cinematic Orchestra @ Les Ardentes 2008

Jouer du jazz n'est-il pas finalement beaucoup plus drôle que d'en écouter ? Porter le borsalino et s'époumoner dans un saxo : ne frôle-t-on pas le cliché ? A quel point le jazz cesse-t-il d'être une
muzak d'ascenseur capitonné pour titiller, ça lui est arrivé, notre point G
? Combien de tickets il me reste ? Êtes-vous plutôt pub pour aftershave ou réclame pour sofa italien ? La drum'n'bass sans drum ni bass ressemble-t-elle encore à quelque chose ? Dans quel magasin de déco peut-on trouver cet instrument – très beau, vraiment, très classe, très épuré – qui tient à la fois de l'arbalète et du squelette de contrebasse ? Comment on enlève une croûte de boue sur une paire de mocassins tout neufs ? Suis-je le seul à m'emmerder comme un rat mort ? Quand le Colonel Bastard débarque-t-il en collant mauve pour botter en hurlant le gros derrière de la dame au micro ? A quoi ça sert que Portishead il se décarcasse ? Pourquoi est-il musicalement incorrect de commettre un solo de guitare mais trop cool, par contre, de lâcher une série de prouts stridents dans l'embout d'un saxophone ? Suis-je un petit con suffisant, un plouc, un crabe ou un ignare ? Mérité-je des claques ? 

Et surtout : ça dure encore longtemps ?

Et enfin : qu'est-ce que je fous là ?

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