Dionysos @ Les Ardentes 2008
Il est sans doute impossible de rédiger
une chronique live originale d'un concert de Dionysos. Je ne m'y risquerai donc pas.
D'autant que c'était le premier en ce qui me concerne. La suite ressemblera
donc plus à quelques réactions, à chaud et à la première personne, qui valent
ce qu'elles valent…
Précédé d'une réputation sur
scène sans faille, j'avais coché Dionysos sur mon calepin plus que tous les
autres. Et je n'ai pas été déçu. Après quatre jours de
festival embrumés par le houblon et la météo,
je suis presque l'homme le plus froid du monde. Je me fous que la mère Michèle
ait perdu son chat et que mes lacets soient défaits. J'ai juste envie de danser
sans gimmicks de djs poseurs ou autres effets de lumière aveuglants. Je sue mais je m'en fous. Bien sûr, je
pourrais trouver tout cela hyper en place, sans la moindre fantaisie, mais mon
cerveau est en mode déconnection. Alors je prends mon pied. Il y aura toujours
un fan de la première heure pour me dire que c'était mieux au Bota ou à la
foire au boudin de Peta Aux Schnocks. Je suis tout à fait disposé à le croire.
Le rock français et même international a grandement
besoin de groupes d'une telle puissance scénique. Réussir la gageure de faire
danser dix mille personnes sans la moindre touche d'électronique est une
performance unique en son genre. Même si j'en ai déjà vu d'autre, je ne me
lasserai jamais de voir un petit gars, pesant soixante kilos tout mouillés, crowdsurfer
sur un public surchauffé, se retrouver sur la tour 50 mètres plus loin, et
refaire le chemin inverse.
Alors Mathias, tes albums
m'emmerdent un peu. Tes déclarations pleines de stéréotypes franco-français sur
les moules et les frites encore plus. Mais je tenais à te remercier. Tu t'en
fous sans doute, mais je reviendrai te voir, toi et tes musiciens fantastiques.
Je suis heureux car je sais que la première fois n'est jamais la meilleure…


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