Drag Me To Hell

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Christine est une spécialiste en crédit immobilier, à qui l’on reproche d’être trop gentille. Pour redorer son image, elle va refuser le dossier d’une étrange vieille femme, Mrs Ganush. Mais sa cliente, très en colère, a le pouvoir de communiquer avec des démons…

Sam Raimi revenant vers les films d’horreurs, l’idée à de quoi faire saliver. 28 Ans après la sortie d’Evil Dead, Raimi tente à nouveau de nous faire peur. Malheureusement, ces 28 années auront vu passer de très bons films du réalisateurs (The Quick and the Dead, A Simple Plan), mais également de très mauvais. Réaliser les films les plus chers de l’histoire peuvent changer un réalisateur. Et Sam Raimi s’est fait piéger dans la toile de l’homme-araignée sans s’en rendre compte.

Car quand il nous livre ce Drag Me To Hell, il se présente comme réalisateur d’Evil Dead et semble oublier Spiderman. Mais c’est sans compter sur mes yeux qui saignent encore quand je repense à ces trois films pourris. Heureusement, Spiderman ou pas, Drag Me To Hell est un mauvais film. Et ça me facilite grandement les choses.

Après une introduction très telenovelas, le film enchaîne, dans son premier quart d’heure, tellement de clichés que ça en devient grotesque (la pauvre petite employée qui se fait doubler par son collègue, la vieille tellement pauvre qui bave gluant et vole des bonbons, le patron qui ne voit pas à quelle point elle est dévouée à son travail…). Alison Lohman en profite pour nous présenter l’expression du visage qu’elle tiendra tout le long du film. De grands yeux écarquilles, bouchée bée et incapable de sortir autre choses qu’un cri. Génial.

Le reste du film oscillera entre le grand n’importe quoi (à savoir tous les affrontements entre Lohman et la vieille, à coup d’agrafeuses dans les yeux et poings dans la bouche) et le franchement ridicule (la séance de spiritisme façon Beetlejuice, l’humour en moins) en passant par quelques scènes involontairement hilarantes (Alison Lohman qui, ne pouvant trouver 10,000 $ pour se sauver, noie son chagrin devant un gros pot de glace). Quant à l’horreur proprement dite, tout est dans la bande annonce. Impossible donc de sursauter, ne fut-ce qu’une seule fois. Raimi n’a pas vraiment cherché à aller plus loin. Le film est en plus résumé sur l’affiche :

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Ne vous attendez à rien de plus. Si ce n’est quelques clins d’oeils pas franchement subtils envers Evil Dead (notamment à la fin), beaucoup d’ombres et de bruits bizarres pour pas grand chose, et des effets spéciaux dignes de Spiderman, c’est à dire complètement ratés. Sans oublier un fin qui, selon moi, restera dans les annales. En fait, en y réfléchissant bien, si vous avez de l’argent à gaspiller et que vous voulez vous marrer, foncez voir Drag Me To Hell. De ce point de vue là, vous ne serez pas déçus.

Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.

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