The Taking of Pelham 123

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Denzel Washington interprète le rôle de Walter Garber, un régulateur au métro new-yorkais. Sa journée de travail ordinaire plonge subitement dans le chaos suite à un crime audacieux: le détournement d?une rame de métro. John Travolta joue le rôle de Ryder, le cerveau qui a organisé le détournement. En tant que chef d?une bande de quatre hommes très bien armés, il menace de tuer les passagers à moins qu?une importante rançon ne soit payée dans l?heure.

Tony Scott et Denzel Washington. Une histoire d’amour qui dure déjà depuis 4 films. Des films dont la qualité ne fait d’ailleurs que décroître. Mais cette lente descente aux enfers semble prendre fin. En effet, avec The Taking of Pelham, le duo a touché le fond. Et ils ne pourront que remonter par la suite.

Avec Tony Scott, ce n’est pas vraiment le scénario qui me dérange. Il n’a jamais été doué pour s’entourer de gens talentueux mais malgré tout, ça fonctionne. Un anti-héros, un peu d’action, une personne à sauver… Scott use et abuse des mêmes ingrédients jusqu’à nous filer la nausée. Et avec ce remake de Pelham, on peut dire que ces ingrédients sont définitivement périmés.

Passons le côté over-ze-top de John Travolta. Surjouant la moindre scène comme si il voulait dépasser le maître en la matière (à savoir Christian Clavier), il réussit une contre-perfomance en rendant son personnage hilarant, là où il devrait plutôt nous effrayer. Ce talent (que peu d’acteurs possèdent), s’exprime dès les premières minutes du film. Et quand on sait que celui-ci dure près de deux heures, on est pas dans la merde.

Denzel Washington, lui, fait son boulot. Rien de plus. Même si l’acteur est plutôt bon, difficile de faire passer quoi que ce soit quand on est constamment assis sur une chaise à parler dans un micro. Ce n’est que vers la fin qui pourra voir la lumière du jour. Malheureusement, cela arrive un peu trop tard, quand tout le monde dort déjà depuis trois quart d’heures.

Reste donc Tony. Ahhh Tony Scott. Un réalisateur qui, malgré son âge, se donne une image jeune. Probablement jaloux d’un certain Spielberg qui continue d’être en haut de l’affiche après autant d’années, Scott a décidé de plaire aux ados en utilisant tout ce que la technologie a fait de pire. Filtres de couleurs, slow-mo, effets visuels en tout genre, Tony s’amuse comme un gosse avec son ordinateur. Et c’est tant mieux pour lui. Ce qu’il ne sait pas c’est que ce genre d’effets sont plutôt réservés aux amateurs. Du genre Tonton George qui se la joue Hollywood avec iMovie sa nouvelle mini-dv de chez Sony.

En attendant, on retrouvera le duo dès l’année prochaine avec Unstoppable… ça promet.

Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.

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