Astro Boy

Toby pense être un petit garçon comme les autres… jusqu’au jour où il découvre qu’il peut voler, possède une force surhumaine et même des super-pouvoirs! Apprenant qu’il est en fait un robot créé par un scientifique de génie qui le considère comme son fils, il panique et s’enfuit… Il va pourtant se rendre compte que sa ville, Metro City, a besoin d’un justicier, et que son courage et ses pouvoirs font de lui un robot unique en son genre !
A l’annonce d’une adaptation américaine du personnage fétiche de Osamu Tezuka, beaucoup ont grincé des dents. Aussi culte au Japon que peut l’être Mickey de par chez nous, le robot en culotte courte allait probablement s’américaniser à outrance pour plaire au plus grand nombre. La seule consolation venait du studio, Imagi, qui nous avait offert, il y a deux ans, une adaptation des Tortues Ninjas plus adulte et franchement réussie.
Après la vision du film, force est de constater que les deux avis sont valables. Imagi à fait du très bon boulot. L’animation est parfaite et on retrouve le look retro-futuriste présent dans les shonen de Tezuka. La réalisation est convenable, bien que classique. Ce qui est déjà pas mal de la part de David Bouwers à qui l’on doit quand même le très étrange Flushed Away (Souris City, le seul film d’animation qui se déroule entièrement dans vos toilettes…). Quant au casting, il réunit une belle brochettes de stars, qui (dans la VO du moins), n’en font pas des tonnes. Et c’est assez rare que pour être souligné.
Passons maintenant à l’américanisation du film. Surtout présente au niveau du schéma de l’histoire (naissance, découverte des pouvoirs, désillusions, retour en force), elle modifie également par petites touches l’histoire d’Astro Boy. Ainsi, Tobio devient Toby, qui ne meurt pas dans un accident de la route mais lors d’un essai militaire. Autre différence, le père d’Astro, le Dr. Tenma, ne meurt pas mais protège son “fils” jusqu’à la fin du film. Ce qui nous offrira des scènes très guimauves et déjà vues mille fois, ce dont on se serait très bien passés. Mais dans l’ensemble, il n’y a pas de quoi crier au scandale (à moins d’être un fan absolu, au quel cas il vaut mieux ne pas du tout regarder le film). Astro Boy est donc une petite réussite qui, malgré un côté un peu trop occidental par moment, permettra aux plus jeunes de découvrir et de passer un agréable moment aux côtés du sympathique robot.
Et pour les plus grands qui veulent également découvrir et redécouvrir une partie de l’oeuvre d’Osamu Tezuka (à qui l’on doit entre autre le célèbre Roi Léo), les éditions Kana publie actuellement l’anthologie en 5 volumes des aventures du robot (Plus d’infos par ici)
Quant à Imagi, on leur donne rendez-vous l’année prochaine pour l’adaptation de… Gatchaman ! Aïe…
Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.


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