Jennifer’s Body

Sous l’emprise d’une force intérieure, une jeune pom-pom girl à la vie idéale se met à assassiner les garçons de sa petite ville. Sa meilleure amie va tenter de l’arrêter.
L’idée en a fait saliver plus d’un (ou une, selon votre orientation sexuelle). Megan Fox, LA bombe du moment, dévorant tous les mecs de son école. Les allusions sexuelles sont bien présentes. Tout le monde voudrait se faire dévorer par la belle Megan et son magnifique “Body”. Puis, c’était au tour des affiches et de la bande annonce de nous déshydrater. Mini-jupes, regards langoureux, poses suggestives, la chaleur commence à monter. Même la présence au scénario de Diablo Cody n’avait pas réussi à me refroidir.
Et pourtant… Dès les premières minutes du film, la déception est grande. Non seulement la Jennifer ne bouffe personne (trois mecs, à tout casser, pendant tout le film) mais son body est aux abonnés absents. Pas de sexe, pas de sang, alors que nous reste t-il? Et bien rien ! Diablo Cody nous baise une fois de plus à sec avec un scénario profondément débile, à l’instar de son précédant “petit joyaux indie” (méga ironie inside !!!), Juno.
L’ensemble est mal écrit (bonjour les dialogues dignes d’une séries allemande pour ados), mal joué (elle est belle hein, la Megan… mais qu’est-ce qu’elle est mauvaise actrice) et mal foutu (ça ressemble à un sombre slasher des années 70 sans le côté fun des meurtres). La jolie Amanda Seyfried porte donc ce qui s’apparente à un film sur ses petites épaules et sauve l’intro et la fin du film. Mais la déception est beaucoup trop grande pour les prendre en compte.
Malheureusement, le diable Cody n’est pas la seule à blâmer dans cette catastrophe. La réalisatrice Karyn Kusama, grande habituée des merdes féministes (allez, dans l’ordre : Girlfight, Aeon Flux et quelques épisodes de The L World) enchaîne les plans avec le talent d’un débutant tchecoslovaque. Mon conseil les filles : retournez faire du strip-tease et des films lesbiens amateurs. Vous ferez au moins le bonheur de quelques vieux rednecks vicelards.
Bref, pour faire simple, contentez vous donc des affiches si vous voulez du sang/vous rincer l’oeil. Ca vous évitera d’être déçu(e).
Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.


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