Surrogates – (Clones)

Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d?un étudiant, qui semble lié à l?homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s?est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d?eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d?apparences, qui est réel, et à qui peut-on faire confiance ?
De nouveau, Hollywood a été piocher du côté des comics pour trouver de l’inspiration. Mais une fois n’est pas coutume, il ne s’agit pas d’un enième superhéros mais bien d’une histoire complète, ne nécessitant aucune préquel ou d’éventuelles suites (quoique, nous ne sommes jamais à l’abri). Surrogates est un comics en 5 partie, écrit par Robert Venditti et dessiné par Brett Weldele que je ne peux que vous conseiller.
Dois-je pour autant vous conseiller le film? Et bien oui. Moi qui m’attendais à une grosse daube bourées d’effets spéciaux ratés, j’ai été agréablement surpris. Non seulement l’histoire suit globalement celle du comics sans prendre trop de liberté (si ce n’est la coupe de cheveux de Bruce Willis qui en fera cauchemarder plus d’un) mais l’ensemble est cohérent et assez bien fichu.
Ne vous attendez pas à un miracle pour autant. Surrogates reste un film de plus où Bruce Willis sauve le monde. Mais ici, pas d’enfant autiste ni d’explosions à gogo. Juste des robots, partout, tout le temps. Et quand on sait ce que Jonathan Mostow, le réalisateur, avait fait de Terminator 3, on avait de quoi avoir peur. Il s’en sort finalement pas trop mal en signant un film pas franchement inoubliable mais suffisamment divertissant pour être signalé.
Le look des surrogates est particulièrement réussi. Loin de l’esthétique faussement futuriste d’I, Robot, ils adoptent un style “poupée de cire” qui fait froid dans le dos. Dommage que le surrogate de Willis lui soit si ressemblant (dans le comics, le “vrai” flic est un gros dégeu tandis que son surrogate est plus proche d’un flic style “les experts”). Même si ce choix est évident (il faut du Bruce partout, tout le temps), il diminue l’impact de la surprise. Une surprise que l’on retrouve par exemple avec sa femme (mais là encore, elle est moins connue que lui).
Du côté du scénario, pas de quoi tomber sur son cul. A l’instar du comic, le dénouement est vite prévisible mais il offre une petite réflexion sur l’utilisation excessive des robots, bien plus réussie que celle d’I, Robot (oui, je déteste ce film :). Ajoutez à tout cela quelques petits twists, une course poursuite et un compte à rebours et vous aurez un Bruce Willis dans son élément. Et un public conquis.
Mission réussie Bruce ! Tu peux maintenant retourner coucher avec des top models jusqu’à ton prochain film ! Quant à nous, on suivra tout ça dans Public.
Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.


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