Un Homme qui Crie
A SCREAMING MAN – Au Tchad, Adam est le maître nageur de la piscine d'un hôtel de luxe. Quand il doit laisser la place à son fils lors du rachat de l'hôtel par des repreneurs chinois, il vit très mal cette situation qu'il considère comme une déchéance sociale. Le Tchad est en proie à la guerre civile et les rebelles armés menacent le pouvoir. Le gouvernement, en réaction, fait appel à la population pour un 'effort de guerre', exigeant d'eux argent ou enfant en âge de combattre les assaillants. Adam prend alors une décision qu’il regrettera jusqu’à la fin de sa vie…
Lent. Lourd. Inutilement dilatoire et joué "à l'africaine", UN HOMME QUI CRIE a peut-être sa place à Cannes et à ce moment là, c'est moi qui suis mal installé. Montée des marches à la séance de 22H, 5e film de la journée et pas le dernier, premiers plans et une colère qui monte de plus en plus contre un cinéma qui m'enfonce la misère du monde bien loin où je n'aime pas ça. Du coup, je me tortille sur mon siège, je m'endors à moitié, je me réveille et le plan n'a pas changé. Ca ronfle et ça se racle la gorge de tous les côtés. A l'écran, ça pleure à crever. Ca ne va pas s'arranger. Les tchadiens sont foutus et on le sait.
Que dire des images ? Rien. Que penser de l'action inexistante ? Pas grand chose. La contemplation du vide me fait chier. Les acteurs neurasthéniques sont aussi expressifs qu'un pouf Ikea. La salle se vide. "Excusez-moi, j'ai oublié de couper le four à la maison!", "Le plus grand a la varicelle, je dois partir". On me marche sur les pieds et je saute sur l'occasion :
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh faites chier meeeeeeeeeeeeerde !! Le hurlement me vient vient des tripes et mes bras moulinent dans le vide. Mes yeux saignent sur mes vêtements. La sécurité descend en rappel des balcons. L'homme qui crie, c'est le spectateur et personne d'autre. La presse branlette a raison, il mérite bien sa palme d'or…


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