THE HURT LOCKER fait mal aux pirates du web…
On sait depuis 15 jours que Nicolas Chartier, producteur de THE HURT LOCKER (le grand vainqueur des Oscars 2010) est très énervé contre les vilains pirates qui téléchargent son film sur internet. Par l’intermédiaire de sa compagne Voltage Pictures, Nicolas a déjà lancé une vague d’environ 5000 procès individuels contre des internautes pris la main dans le sac et cette opération est en train de prendre une ampleur encore inédite dans ce domaine.
En effet, un groupement d’avocats américains qui se fait appeler le US Copyright Group a repris l’action à son compte et multiplie les procès depuis le début de l’année. Rien que pour 2010, cette horde sauvage aurait déjà intenté pas moins de 14.583 procès. Ce nombre est misérable quand on le compare au volume des téléchargements illégaux, mais il prend toute son importance quand on sait qu’il est presque équivalent à l’ensemble des atteintes au droit d’auteur poursuivies sur le sol américain entre 2003 et 2008. En 2009, on comptait 2000 de ces procès toutes firmes confondues. Ici, il ne s’agit que d'un seul groupement et leur modus operandi n’est pas très éloigné du racket légalement appuyé.
En gros, il leur est impossible de traduire tout le monde devant les tribunaux sans paralyser le système juridique et déclencher une déferlante de paperasse sans précédent. Voilà pourquoi, le US Copyright Group se contente d’envoyer un mail de menace contenant une proposition de transaction chiffrée entre 1500 et 2500 dollars. Cette somme est ensuite répartie entre les avocats et les studios. Et ça marche. La plupart des prévenus paient généralement sans trop discuter. De quoi encourager les futures actions de ce type à l’encontre des imprudents qui utilisent encore le téléchargement traçable sur le web.
Vu les moyens plus anonymes qui existent et qui sont à la portée de tous, il est peu probable que ce type d’action diminue le nombre de téléchargement illégaux, mais ce qui est certain, c’est que ces fausses amendes réduisent de manière drastique le manque à gagner pour les studios. La somme récupérée par tête de pipe équivaut à100 fois le prix de la place de cinéma ou du dvd et il y a nettement moins d'intermédiaires…
A qui profite vraiment le crime ?


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