BIFFF 2011 – Prowl

Difficile de savoir à quoi s’attendre en jetant un oeil à l’affiche de Prowl. Qui est cette charmante personne rampant vers nous avec passion? Un zombie? Une rescapée de Fukushima? Ou bien l’héroïne dont parle la tagline plus-cheesy-tu-meurs (“She was running from her life, now she’s running for it”)? Raté, la réponse est une vampire. Ouaip, parce que Prowl est un film de vampire tout ce qu’il y a de plus classique… mais aux forts relents de torture porn à la Saw. Je m’explique.

Il y a fort à parier que Patrick Syversen, le réal norvégien ici aux commandes de son premier film US, a voulu prendre les spectateurs par surprise en changeant de cap en cours de route. Grand bien lui fasse. Mais si la première demi-heure est consacrée à une bande de potes pris au piège par un camionneur sadique, le film bifurque sans raison dès la virée en camion terminée. Pas de torture donc, encore moins de porn, juste une bonne mise en place qui ne sert à rien. Si ce n’est déplacer un groupe d’un point A à un point B où ils pourront se faire massacrer sans que la police du point A ne s’en inquiète. Donc oui, une demi-heure où l’on se fait balader littéralement (quoi, une jolie ballade dans une remorque de camion, sympa non?) comme des cons. À vrai dire, je n’ai rien contre ce principe, mais la mise en place est ici tellement longue que ça en devient navrant.

Malheureusement, ce qui suit ne vole pas plus haut. Le groupe se fait très rapidement décimer par une bande de créatures cheap (dont on apprendra plus tard, big révélation, qu’il s’agit de vampires). Ca grogne, ça saute partout, et c’est surtout flou la plupart du temps, probablement du au manque de moyen. Ce qui nous laisse avec l’héroïne, insupportablement interprétée par une sous Julia Stiles (c’est dire le niveau). Autant dire que la fin ne risque pas de nous plaire, surtout quand elle apporte son lot de révélations téléphonées dont tout le monde se fout, y compris les personnages. Difficile d’en dire plus sans vous gâcher (encore plus) le film. Prowl est un mauvais téléfilm qui, par miracle, se retrouve programmé au BIFFF. À oublier.

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