BIFFF 2011 – Los Ojos de Julia
Si la Belgique est le pays des films sociaux à forte concentration d’enfants (le fils, l’enfant, le gamin au vélo et j’en passe), l’Espagne elle est plus penchée sur le thriller fantastique. Autant dire que sur ce coup là, j’aurai préféré être espagnol. Après tout, on a les films que l’on mérite (on est même pas foutus d’avoir un gouvernement, alors un cinéma bandant…)
Bref, le nouveau venu s’appelle Los Ojos de Julia. Les yeux de Julia dans la langue de Molière. Il rejoint Fragile, Les Autres et L’orphelinat dans la veine du thriller flippant, mais propre sur lui. On y retrouve ce qui a fait le succès des précédents films à savoir une esthétique léchée, une histoire peu banale et surtout un retournement de situation convaincant et logique, loin de la folie des films à twists hollywoodiens.
Mais la force du film de Guillem Morales réside dans son personnage principal, interprété par Belen Rueda (déjà à l’affiche de L’orphelinat, également produit par Guillermo Del Toro). Un personnage loin d’être lisse puisqu’elle passe d’émotion en émotion, guidant le spectateur aussi aveuglé qu’elle dans cette histoire. Tour à tour drame, thriller ou film fantastique, Los Ojos de Julia opère un mélange des genres fabuleux avant de nous parcourir le dos d’un long frisson face à une horreur humaine, psychologique et sans artifices.
Malgré quelques longueurs, Los Ojos de Julia est une réussite surprenante qui accentue un peu plus la dominance de l’Espagne dans ce cinéma de genre. Un film chaudement conseillé donc, qui devrait faire des étincelles au BIFFF.










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