BIFFF 2011 – The Reef

Permettez-moi de ne pas m’attarder sur The Reef. Premièrement parce que je n’en ai pas vraiment l’envie. Et deuxièmement, parce que le film ne le mérite absolument pas. Jouant encore sur la peur des requins plus de 35 ans après Jaws, Andrew Traucki n’essaye même pas de réinventer le genre et se contente d’appliquer minutieusement les règles de base. Après une introduction nécessaire, mais bâclée, Traucki lâche son casting de têtes à claques dans l’eau à l’instar d’Open Water. Le talent et l’effet de surprise en moins.

Et là ça part en sucette. Les dialogues sonnent faux, la réalisation se contente d’enchainer les gros plans sur les acteurs et les plans de la nageoire du squale, mais surtout chaque décision prise par le groupe est d’une stupidité rarement vue au cinéma. On connait tous les classiques (surtout au Bifff) : “derrière toi !”; “ne t’éloignes pas du groupe !”, “cours !” (ou, dans ce cas-ci, nage). Ils sont un passage obligé et même secrètement appréciés des spectateurs. Mais il y’a une limite à ne pas dépasser et cette limite, Andrew Traucki lui met sa mère. À tour de rôle, chaque personnage aura droit à sa petite action bien bien conne. Franchement, qui irait rechercher une moitié de planche de natation en frigolite alors qu’un requin lui colle au cul? À cette question, j’peux vous assurer que tout le casting de The Reef lève bien haut la main.

Bref, n’en jetez plus, la coupe est pleine. The Reef est un de ces films qui me fait l’effet contraire de celui désiré par le réalisateur. À savoir me faire soutenir le méchant. Après tout, que ce foutu requin les bouffe et on en parle plus.

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