BRFF 2011 – Nothing’s All Bad

Avec Nothing’s All Bad (Smukke Mennesker), le danois Mikkel Munch-Fals signe un premier film rafraichissant, où la solitude et la frustration règnent en maitre. Le réalisateur filme la rencontre improbable entre 4 personnages complètement paumés et seuls. D’un côté deux femmes. Ingeborg, une récente veuve qui accepte mal la vieillesse. Et sa fille, Anna, qui après avoir subi l’ablation d’un sein se sent attirée par les corps déformés. De l’autre, deux hommes. Anders, un exhibitionniste compulsif et Jonas, son fils, qui se prostitue parce que son physique lui permet.

Grâce à ses personnages attachants, Munch-Fals nous plonge dans leur quotidien sans jamais tomber dans l’ennui. Au fur et à mesure, les rencontres s’accélèrent et font monter la pression jusqu’à la confrontation finale, prévisible, mais réjouissante. Très porté sur le cul, Nothing’s All Bad est également une réflexion sur l’amour et le sexe. Chaque personnage y est lié à sa façon. Que ce soit un manque chez Ingeborg, une pulsion chez Anders, un gagne-pain pour Jonas ou une acceptation de soi chez Anna, tous ont un rapport étrange et personnel sur la chose. Parfois cru dans sa façon d’en parler, le film ne se refuse rien afin de coller au plus près des sentiments de ses personnages.

Malgré une morale simpliste plombant légèrement le film, Nothing’s All Bad n’en reste pas moins une excellente surprise, parfois drôle et toujours touchante.

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