Deauville 2011 – Yelling to the Sky

Yelling to the Sky c’est la descente aux enfers d’une jeune adolescente issue d’un quartier pauvre New Yorkais. Mais c’est également, compressé dans les 96 courtes minutes que compte ce film, sa rédemption et son futur supposé plus radieux. Ce qui, pour un film aussi court, est beaucoup. Alors forcément, tout s’enchaîne très vite. À peine l’introduction terminée que Sweetness (Zöe Kravitz) se met à fumer et à dealer de la drogue comme une pro. Quarante minutes plus tard, elle se venge sur Gabourey Sidibe qui l’avait tabassé en début de film. Et une heure et demie plus tard, elle fond en larmes, s’excuse et repart à zéro.

Hum, je ne sais pas si Victoria Mahoney, la réalisatrice, a le feu au cul mais ça en a tout l’air. Ce qui est d’autant plus dommage vu que Yelling to the Sky est très bon premier film. Rythmé (tu m’étonnes), bien joué et dynamique grâce à une bande originale survoltée, il puise son énergie directement à la source, à savoir la fille Kravitz qui après X-Men : First Class et Californication continue son petit bonhomme de chemin sans jamais décevoir. Armé de son casting de bonnes têtes (Jason Clarke et son air de bouledogue enrhumé, Tim Blake Nelson plus à la masse que jamais et Tariq Trotter qui délaisse momentanément The Roots), le film offre de bons moments. Mais la rapidité de l’action permet difficilement de s’attacher aux personnages.

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