Moonrise Kingdom [Critique - Cannes 2012]

Ouvrir la compétition officielle et le Festival de Cannes sur une note légère, c’est parfois aussi difficile que de culbuter une bombe et sa jumelle en même temps, mais si en plus la passe est agréable, que demander de plus ? Bon là, on parle juste de Wes Anderson, surcôté par la hype cinéphile et blablabla, mais depuis The Daarjeeling Limited, je me suis mis à considérer ses films comme un peu plus qu’une boîte en carton percée pour laisser passer les bras, les jambes et la tête de ce paresseux de Bill Murray.

Dans Moonrise Kingdom, Murray n’en touche pas une non plus, mais Bruce Willis fait son Copland et Edward Norton est parfait en neuneu. Les gamins et surtout la mise en scène font le reste à savoir un film complètement raccord avec la filmographie d’Anderson faîte de velours côtelé, de kitsch 60’s et d’une nonchalance sentimentale qui, pour cette fois, fait mouche. Le troisième acte part en sucette, mais c’est qu’il fallait quand même caser une histoire dans cette boîte à costumes, mimiques et accessoires tout de même foutrement bien filmée ! Oh et pour l’émotion, vous êtes couverts, Anderson a prévu un chien genre Milou qui pousse un dernier waf avec une flèche dans la gorge et comme ce n’est pas le vrai Milou, on est vraiment triste.

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